Pape MARTIN IV

Andrezel est le seul lieu du département qui puisse se glorifier d'avoir vu naître un Souverain Pontife.

Martin IV appelé Simon de Brie, né dans les années 1210, devenu le pape Martin IV de 1281 à sa mort en 1285 est né sur l’actuel territoire de la commune d’Andrezel, à la ferme de Mainpincien.

Sa famille comptait parmi les plus illustres de le Brie. ll eut deux frères qui furent conseillers' du roi. Un de ses neveux, Simon de Perruche, devint évêque de Chartres. 

Chanoine et trésorier de l 'église de Saint-Martin de Tours, il fut en même temps revêtu de la charge de garde des sceaux du roi Louis. Ce fut en 1262 que le pape Urbain IV, qui était lui-même Français et natif de Troyes, en Champagne, promut Simon au cardinala/. Le nouveau cardinal eut alors à remplir les fonctions de Légat en France, ce dont il s'acquitla avec autant de sagesse que de fermete'.

Après la mort de Nicolas III en l 'année 1281, Simon de Brie _ fut élu pour lui succéder.

Il résista vivement à' son élection jusqu'à faire déchirer son manteau, quand on voulait le revêtir des insignes de la papauté. En mémoire de Saint Martin, à l'église duquel il avait été attaché, il prit le nom de Martin.

Tout dévoué à la vérité et à la justice, il signala son pon/iflcat par des anathèmes contre l 'empereur grec Michel Paléologue, si connu par sa politique perfide, et contre Pierre, roi d'Aragon, fauteur de l'horrible massacre des français, connu sous le nom de Vêpres Siciliennes.

Martin IV durant son pontificat, 1281 - 1285, paraît avoir séjourné constamment a Orvieto. Ce fut là qu 'il mourut le 28 mars entouré de l'aflection du peuple et avec une haute réputation de sainteté.

A noter : Bien  qu' Andrezel soit le village natal de Martin IV, aucun culte n'est attaché à cette célébrité locale

 

     Autres textes trouvés sur Internet. 

Les possessions des chanoines de Tours étaient régies au Moyen Age par des grand-maires, à la fois juges et receveurs, aidés par des juges mis à la tête des quatre doyennés ou districts de la seigneurie. L'un des plus anciens fut un Jean de Brion, vers 1228. On le considère habituellement comme le père de Simon de Brion, dit parfois à tort Simon de Brie, né, semble-t-il, à Mainpincien (commune d'Andrezel), chanoine de Tours, cardinal, enfin pape sous le nom de Martin IV. 
. On admet comme probable, mais sans la discuter, la naissance du futur Pape à Mainpincien,paroisse d'Andrezel, dans la Brie champenoise, où sa famille possédait la seigneurie de Donnemarie-en-Montois. 

Une thèse allemande soulève les questions : 
- Simon de Brie ou de Brion (Martin IV) : Les deux noms du Pape sont exacts, dit-il.
- Où est Brion ? près de Joigny. Mais Martin IV n'y est pas né. Son contemporain Guillaume de Nangis le fait naître à « Montpimcem in Bria ». Etant cardinal, Simon envoie au Roi Gilles de Brion « de Monpcinio ». A noter aussi qu'il devint dignitaire de la cathédrale de Reims sous Eudes Rigaud, natif de Courquetaine-enBrie et qu'il est cité comme témoin « de Mempiciaco ». Il n'y a donc aucun doute pour l'identification de ces lieux avec le Mainpincien d'Andrezel

Son père Jean de Simon, et de ses frères, Guillaume, Gilles (qui a des biens à Saveteux, commune actuelle du Châtelet-enBrie et à La Psauve, commune de Nangis).  Jean, Gilles et Jacques furent successivement grand-juges et maires de Donnemarie, de père en fils. 

Ce qui est certain, c'est que les de Brion ont été receveurs de la seigneurie de Donnemarie de 1228 à 1326 au moins.

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MARTIN IV (Simon de Brion) cardinal de Sainte-Cécile, fut élu à Viterbe le 22 février 1281, après six mois de conclave, par le parti français, et se fit couronner à Orviéto. 
Cardinal en 1261, il avait été envoyé en légation en France, où les affaires de l'Université et les intrigues avec Charles d'Anjou l'avaient occupé. Charles d'Anjou, qui était le véritable auteur de son élection, n'eut pas d'allié plus dévoué.
Le pape se fait donner à vie la charge de sénateur, et s'empresse de la déléguer au roi de Naples aussitôt Guillaume L'Estendart est nommé capitaine de Rome, et le Patrimoine est mis entre les mains des Français.
Nicolas III ne pouvait avoir un successeur qui lui fùt plus dissemblable. A en juger de son caractère par sa conduite, car il était brusque, peu accommodant, et toujours prêt à soutenir ses prétentions sans ménagement. Sa politique aboutit aux Vêpres siciliennes (lundi de Pâques, 30 mars 1282).
Charles d'Anjou mourut de la chute de sa fortune; Martin IV ne lui survécut guère il mourut à Pérouse, après une courte maladie, le 28 mars 1285.

Honorius IV lui succéda. 

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