Saint roch

La chapelle Saint Roch 

un reliquaire contenant des reliques de Saint Roch que l'on venait jadis vénérer en pèlerinage le 16 août

 

La fête patronale, en l'honneur de saint Jean-Baptiste, est reportée au dimanche suivant le 24 juin.

 


Dans la chapelle ouverte, un retable et la statue en bois polychrome de Saint Roch.

 Saint Roch est généralement représenté avec son chien dont il est inséparable, d’où l’expression, pour parler de deux personnes inséparables : c’est Saint Roch et son chien. Il serait plaisant de définir la race du chien, chien de seigneur, précise la légende ! Peut-être simple bâtard ? 


La légende a retenu son nom : Roquet : petit chien de Roch.

Autrefois, une procession à la Croix Saint-Roch se déroulait le premier  dimanche de juillet. Toutefois, cette tradition s'était déjà perdue sous le règne de Napoléon III.Cette croix est actuellement devant l'entrée du cimetière , un peu coincée dans les branches des arbres et passablement rouillée.

Selon le plan Napoléonien ( 1824-1850) du cadastre d Andrezel, il y aurait eu une croix de Saint Roch  à la sortie du village à droite sur la D47. Aurait elle été déplacée devant le cimetiére ou aurait elle disparue ..... ?????

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Qui était Saint Roch ?

Roch naquit à Montpellier vers 1340 et il mourut à Voghera en Lombardie (Italie) vers 1376-1379 ; seul fils d’un consul de la ville et d’une mère nommée Libère. (Lorque l’enfant naquit, il portait au côté droit l’image de la croix : c’était là l’indice d’une vocation de dévouement et de sacrifice, d’un véritable appel de Dieu). Orphelin très jeune, il fut confié à son oncle. Il étudia probablement la médecine car, pour soigner un bubon, il utilisait une lancette, instrument utilisé par les médecins de la ville (Montpellier possède depuis 1141 des écoles de médecine).

A sa majorité, il distribua tous ses biens aux pauvres et partit en pèlerinage pour Rome, probablement par le chemin des Lombards (aussi appelé camino francescano - chemin des Franciscains ; c’est une partie de la via Francigena).

Il s’arrêta en plusieurs villes d’Italie atteintes par la peste (la peste de 1348, appelée peste noire ou bubonique, tuait les malades en cinq jours : elle ravagea Paris dans les années 1348-1349, puis réapparut vers 1361-1362) et s’employa à servir les malades dans les hôpitaux. Rome étant attaquée du même mal, il s’y rendit et s’y occupa de même pendant environ trois ans. À son retour, il s’arrêta à Plaisance, également en proie à la peste.

Roch finit par attraper lui-même la maladie et il se retira dans une forêt près de Plaisance pour ne pas infecter les autres. Seul un chien vint le nourrir en lui apportant chaque jour un pain dérobé à la table de son maître. Ce dernier, intrigué par le manège de l’animal, le suivit en forêt et découvrit le saint blessé, qu’il put ainsi secourir.

Quand il revint dans sa patrie vers l’âge de trente ans, Roch était défiguré par les mortifications qu’il avait subies. A Milan, déchiré par une guerre civile, il fut pris pour un espion et jeté au cachot. Par humilité, il y demeura incognito et périt de misère vers 1378, ses concitoyens ne s’étant rendu compte que trop tard de leur méprise. C’est sa tante qui le reconnaît à la croix rouge empreinte sur sa poitrine.

La translation des reliques de Saint Roch s’est faite à Venise en 1485.